mardi, avril 01, 2008

Revue de presse 30/03

L'idéal

(30/03/2008)
Encore une fois la DLR a démontré son attachement à la droite en soutenant le programme du gouvernement sur la politique de l'emploi.
Marin Bernadotte a en effet déclaré que le plein emploi proposé était en effet la solution à de nombreux problèmes tout en précisant que le taux de chômage n'était plus une mesure pertinente depuis bien longtemps. Pour autant il n'a pas signé de chèque en blanc puisqu'il a précisé: "Ainsi il sera aisé de mesurer si tous les français ont un emploi, en cours de cursus scolaire ou de retraite [...] Le plein emploi se calcul sans compter les mises en formation forcées, les pré-retraites ou les contrats de travail ne couvrant pas la totalité de l'étude des chiffres.".
[...]
Dans quelques mois nous constaterons si oui ou non le plein emploi est atteint. Et comme tout semble pouvoir être sacrifié en son nom mais en son nom seul je crains le pire pour ceux qui auront fait ces promesses dont nous savons, à gauche, qu'ils ne voudront pas tenir.

Gianluiggi
(31/03/2008)
Amandine de Sienne, à propos de la grève des lycéens: "La droite a raison de dire que les lycéens ne parlent pas uniquement en leur nom car derière chaque lycéen en grève il y a des parents qui se demandent comment préparer l'avenir de leurs enfants. Et ces parents ont tellement bien compris qu'il y avait une urgence à changer de politique dans l'éducation qu'ils ont lancé un signal très clair dans tout le pays lors des dernières élections municipales."

dimanche, mars 23, 2008

Communication et spin-doctors

Journal de la Cité

(15/03/2008)
Entre être accusé de ne pas avoir de réponse concrète sous prétexte de vouloir convoquer des Etats Généraux, et l'usage de la démocratie, et participer à la proposition de décisions rétrogrades, dangereuses, simplistes et gratuites, notre choix est fait depuis la création de notre parti politique. "Démocratie Libérale Révolutionnaire": nous affichons la couleur pourtant...
Nous continuerons donc de travailler le cas échéant sur des projets gouvernementaux dès lors qu'ils démontreront d'autre chose que de la cuisine et de remettre en cause l'exercice débilitant de la communication rhétorique actuelle qui semble être généralisée au sommet de l'Etat.

Le blog de Jean Panin
(20/03/2008)
Une crise sociale, financière, politique et institutionnelle n'est pas due à un défaut de communication comme le présente le gouvernement, peu importe tout éventuel suffrage, tout résultat électoral positif ou négatif.

Gianluiggi
(22/03/2008)
Alexis Bourbaki a une nouvelle fois défrayé la chronique en commentant le discours de notre président de la République et la sortie de l'Horreur, dernier sous-marin nucléaire: "Toutes les victimes sont égales, et pour elles le seul espoir semble être de toutes trahir leur pays."
Contacté par l'Elysée pour expliquer cette déclaration il a souhaité éviter tout malentendu: "En tant que dirigeant de grande entreprise je ne prenais pas position personnellement: je rejoindrais plutôt le président de la République au plus loin de la ligne de front."

vendredi, février 15, 2008

Flash (identité nationale)

Le blog de Jean Panin
(15/02/2008)
L'identité nationale n'est pas une métrique, il sagit d'un processus ; dans le cadre d'un projet. Certains croient que les élections présidentielles permettent de définir ce projet mais jusqu'à preuve du contraire ce projet est défini dans les grandes lignes: "Liberté, Egalité, Fraternité".
Les valeurs d'une Nation ne constituent pas un précieux trésor qu'il faudrait défendre contre toute forme d'intoxication mais les raccourcis de définitions d'une voie à suivre à long terme.
[...]
Comment peut exister introspectivement la Nation française vis-à-vis de ses concitoyens, comment peut-elle exister dans un espace international ? Quelles sont les interdépendances qui lui sont constitutives ? L'idée d'un ministère de l'identité Nationale était pertinente car la question de savoir pourquoi nous choisissons de vivre ensemble se pose à tous les niveaux de notre société. Las, c'est un ministère de la Nationalité qui a été créé: un fétiche inutile.
[...]
Il faut de toute urgence recadrer notre président de la République démissionnaire.

Gianluiggi
(16/02/2008)
Dominique Moineau (ministre de l'enseignement): "Ces attaques contre le président de la République sont indignes ! Il faut en finir avec tous ces impies qui oeuvrent pour le Mal, contre le Bien."
[...]
"Notre président de la République, élu par la France entière, a prié ce matin et Dieu lui a répondu qu'il était sur la bonne voie, peu importe l'opinion publique: les français ne peuvent pas comprendre, cela les dépasse."


jeudi, février 07, 2008

Revue de presse Janvier 2008

Le blog de Jean Panin
(15/01/2008)
Ce qui est dommage c'est que nous allons attendre encore 4 ans, un peu plus, pour qu'il se passe quelque chose en France. Le spectacle n'amuse plus personne désormais donc la présidence d'Obrodje est dors et déjà terminée.

National-Hebdo
(24/01/2008)
"Mais que l'exécutif fasse son travail déjà! Je pense que les deux parlements ne doivent plus perturber le gouvernement avec des problématiques législatives." (Jean Bianci)

Le Temple
(30/01/2008)
"Il n'y a aucune raison pour que l'Assemblée nationale ait un fondement territorial artificiel." (Marin Bernadotte)
"A la rigueur qu'on désigne une ville différente tous les deux ans dans laquelle les députés pourraient siéger mais à part ça chaque député doit représenter la France." (Marin Bernadotte)

News-FM
(30/01/2008)
Ghislaine Reynolds
Un pouvoir exécutif ne peut avoir véritablement son sens qu'à Paris puisque les infrastructures françaises sont ainsi faites que le pays est structuré en étoile autour de la capitale.
Jacques Pallingot [journaliste chez News-FM]
Mais l'Assemblée Nationale, le Sénat et les institutions juridiques aussi ont besoin de siéger à Paris, non ?
Ghislaine Reynolds
Non les infrastructures ne servent pas le pouvoir, c'est le contraire. Et comme elles ne concernent que le pouvoir exécutif...

L'ambitieux
(11/02/2008)
Jacques de Terresarable essaye de reprendre la main au RFP. Atlantiste bien connu il n'hésite pas à critiquer la méthode du président de la République et commence à rassembler à nouveau autour de son nom:
"Mais il est possible de faire une Constitution, d'autres l'ont fait avant nous. Aujourd'hui nos concitoyens européens subissent des pères fondateurs faussaires, il nest donc pas illogique que nous vivions dans une union europénne imaginaire."

Gianluiggi
(15/01/2008)
"Bernard Chouët existe, je l'ai rencontré. Bien sûr il n'est pas bien fier d'avoir fait élire Obrodje avec son pacte chronologique, un véritable guet-apens, alors il se cache. Mais son portefeuille est en pleine forme." (Avril Diop, les Cacquis)

(11/02/2008)
Henry de Ville-Taneuse, invité à réagir aux déclarations du président de la République sur la ratification du nouveau traité européen par le Parlement, a déclaré de manière inattendue aux journalistes: "Lors de nos débats à la Commission j'avais proposé l'idée d'une déclaration d'Indépendance. J'aurais peut-être dû insister."

vendredi, janvier 25, 2008

La chute du mur, côté ouest

N4-Savoie
(24/01)
Patrice Fullin:
Monsieur Gallic bonjour. Vous êtes les président de la Banque Universelle qui a déclaré avoir perdu 17 milliards de dollars par la faute d'un seul homme unique et solitaire, je donne tout de suite son nom, Jules Cabri, sans aide de quiconque, sans personne autour, tout seul tout seul. Comment cela a-t-il pu se produire ?
José Gallic:
La première chose que j'aurais à dire c'est que la Banque Universelle va bien. Elle fait bien son travail, les sécurités sont en place et aucun dérapage n'est possible. Il ne s'agit que d'un seul homme tout seul, solitaire, associal d'ailleurs.
PF:
Mais comment cela a-t-il pu se produire ?
JG:
Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri...
PF:
Que vous arrive-t-il ?
JG:
Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri, Jules Cabri...
PF:
Non mais attendez...
JG:
Ne m'interrompez pas ! JULES CABRI, Jules Cabri. Jules Cabri ! Jules Cabriiiiiiii !
PF:
Ca va pas être possible là.
JG:
J'ai une photo !
PF:
Non mais attendez, on ne va pas montrer sa photo comme ça, en direct. Nous n'avons pas le droit.
JG:
Comment ça ? Nous sommes une banque respectable monsieur, connue internationalement. Vous pensez bien que si je montre cette photo c'est que cet homme est coupable. Vous, les journalistes, vous croyez être au-dessus des loi ! Attendez que je parle à votre directeur de chaîne... Non cet homme a été condamné à mort. Ou est la caméra ?
PF:
C'est celle-là.
JG:
Si vous voyez cet homme, tuez-le ! Avant qu'il parle: il est très dangereux.
PF:
Non mais attendez...
JG:
Jules Cabri, Jules Cabri, Jle Cribr... Jules CAbr, Jules Cabri, Jules Cabri...
[...]

L'efficace
(25/01)
La crise des subprimes américaines est due a des prises de risques tout à fait inconsidérées de la part de sociétés américaines. Ce qui est très ennuyeux c'est qu'elles ont mis en bourse ces risques et que nos banques européennes, après de nombreux contrôles et parfois mal conseillées par d'autres entreprises américaines sans doute, ont acheté des parts sur ces placements qui en fait auraient dus être interdits à la vente. Ceci explique que la crise nous atteigne aujourd'hui.
Il faut bien comprendre que les américains, de manière générale, dérégulent le système qui fonctionne parfaitement par ailleurs en vivant à crédit.
[...]
Le fait est que toutes les crises qui s'enchaînent montrent finalement que le système est dynamique. D'ailleurs il s'agit le plus souvent d'erreurs humaines.


mardi, janvier 08, 2008

Economie

Mécénat
(27/12/2008)
Gianni Ali-Farouche: "C'est parce que le travail a de moins en moins de valeur qu'Obrodje fait intervenir la morale dans tous ses discours: pour cacher la misère d'une politique d'usurpation des richesse par une oligarchie."
[...]
"De manière générale il faut toujours s'interroger lorsqu'un gouvernement fait appel aux émotions plutôt qu'à la raison."

Mécénat International
(Ghislaine Reynolds, 04/01/2008)
L'écologie, la compréhension globale des interactions entre un système et son environnement, de son adaptation ou des actions de transformations englobe nécessairement l'économie qui administre les rapports de forces. Inverser ce shémas (commander l'écologie avec l'économie) c'est nier la conséquentialité, la flèche du temps: c'est le rêve de l'adolescent.

samedi, décembre 08, 2007

Réponse à Donal II

Pour une fois je souhaiterais prendre un peu la parole pour répondre à notre bon pape bafouillant en mon nom propre.
Nous assistons de nos jours à une sorte de retour d'idéologies nauséabondes et évidemment dans ces cas là l'Église veut participer, surtout quand son souverain est un canard.

Les hommes font en effet des erreurs, notamment ceux qui croient avoir trouvé des réponses indiscutables. Marx n'est sans doute pas parfait, c'est vrai (mais il n'est pas le seul, il y en a tellement d'autres) mais son oeuvre est quand même sans aucune mesure avec celle de quelqu'un qui se complet à prôner des mensonges éhontés pour garder son pouvoir. Il ne s'agit pas d'espoir en l'occurrence mais de vrais mensonges.
La différence entre l'erreur et le mensonge réside dans l'intentionnalité: Donal II sait parfaitement qu'il n'est pas un canard mais il se déguise et parle comme l'illustre personnage de dessin animé à qui il emprunte son nom. Il n'est pas sincère ni même honnête lorsqu'il dit qu'il recherche le progrès ou le bonheur de l'humanité tandis que sa démarche marketing est tournée vers la souveraineté territoriale.

Peu importe le canard et passons directement au débat théologique: de quel espoir croit Donal II être le porte-parole ? L'espoir dans une vie éternelle, sans corps, sans aucune perspective, sans aucun espoir après la mort ?... drôle d'espoir! L'espoir dans le Bien ? Pour ceux qui ont lu la Bible (et je compatis parce que c'est vrai que c'est lourd... disons que pour un livre écrit et réécrit pendant des centaines d'années on est en droit d'attendre, en tant que simple lecteur, quelque chose d'un peu plus soigné, de mieux construit et de plus joli) je pense qu'ils seront d'accord avec moi pour dire que le Bien il vaut mieux l'avoir avec soi parce que dans le cas o`u on aurait une autre idée du Bien que les héros du bouquins on l'a mauvaise. Assez souvent d'ailleurs le Bien est du côté du héros juste parce que l'auteur a décidé que c'était comme ça.
Kierkegaard, légèrement dépressif sur les bords, proposaient bien que le désespoir était le péché par excellence, mais il ne se rendait pas compte que l'espoir et le désespoir sont indissociables. Gageons que son fol espoir a fini de le déprimer.

Dans la vie réelle, loin du jeu des enfants, loin des mensonges de souverains, il n'y a pas une seule exception historique (pas une seule) au fait que l'obscurantisme qui conduit à croire que le mot "bien" prend une majuscule aboutisse à une catastrophe humaine, faite de mort mais de mort pleine de souffrance, encore et encore, pour des millions et des millions de personnes. Peu importe en fait que Dieu existe ou non, le fait est que Donal II est un souverain et que comme ses prédécesseurs son action n'aboutira qu'à la souffrance.

La première prière qu'on pourrait faire à un dieu ce serait bien évidemment celle de la disparition de toute religion.

samedi, novembre 24, 2007

L'avènement du spectacle

L'amibitieux
(21/11)

Notre bon président Alexandre Obrodje a rappelé les valeurs de la souveraineté qui sont à la base de l'identité française depuis Clovis et du droit qui doit s'appliquer aussi sur l'Internet. "L'Internet ne sera pas soumis à la population moyenâgeuse qui exploite un contenu sans aucun contrôle" a promis le président de la République en annonçant la délégation de la gestion de nouvelles taxes à des autorités légitimées par une nomination venant du plus haut de l'appareil étatique.
Les grands acteurs économiques se sont tous déclarés satisfaits même s'ils entendaient tout de même avoir un droit de regard sur cette nouvelle autorité un peu concurrente. Si les mauvaises langues, représentées par des associations d'internautes sans doute peu regardantes sur la légalité des comportements de leurs membres, ont déclaré avec une mauvaise foi évidente qu'il s'agissait d'une position passéiste, Alexandre Obrodje a répondu: "Je n'accepte pas ce chantage qui dit que le progrès doit forcément être la négation de l'ordre présent".

Le blog de Jean Panin
(Newsletter du 22/10)

[...]
"Je n'accepte pas ce chantage qui dit que le progrès doit forcément être la négation de l'ordre présent" mais c'est quoi alors ?
[...]

Mécénat International
(19/11)

L'avènement de la société du spectacle amène à choisir entre 2 voix: celle de la mise en scène ou celle de la chorégraphie.
Il n'est plus possible de pousser à la production désormais dans un cadre où le produit peut avoir une valeur par lui-même puisque la surproduction est généralisée et assimilée. Les comportements et les usages sont fondamentalement modifiés par cet état de fait et même les mouvements de "dé-croissance" en sont la conséquence.
[...]
Le point de vue industriel des gouvernements occidentaux ne peut donc plus s'expliquer par la recherche de l'accomplissement de l'individu, devenu objet commercial. Les comportements normatifs appelés par les politiques actuelles, qui nient la société du spectacle, y sont alors de l'ordre de la coordination et de la chorégraphie.
[...]
Cette négation de la dimension scénaristique de l'Homme amène à un affrontement de plus en plus généralisé entre les citoyens militant pour un nouveau rapport à la culture et à la société en général et les acteurs industriels qui continuent de coordonner une culture de masse en perte de vitesse en mettant en place des obligations de consommation.

mercredi, septembre 12, 2007

Le rugby, le jeu

Gianluiggi
(11/09)
Marin Bernadotte, l'ancien ex -futur-candidat haut en couleurs des élections présidentielles de la DLR, a voulu revenir sur les déclarations d'hommes politiques de tout bord qui rivalisent actuellement d'interventions médiatiques autour de la coupe de rugby: "J'aime le rugby, c'est vrai, mais les comparaisons avec la politique n'ont qu'un temps." Particulièrement remonté envers les "beta réformes" actuellement discutées sur la justice il a ajouté: "la vie n'est pas un jeu et la loi n'est pas une règle du jeu parce que la justice engage la conscience individuelle et collective. Si je plaque fort je peux peut-être continuer de jouer, si je détourne des millions d'euros je mets en péril la vie d'autres personnes."

Le journal de la Cité
(11/09)
Le vrai sens de la morale c'est que sans la confiance d'autrui souvent mise en jeu de manière inattendue, au-delà du respect des us et coutumes et au-delà de la crédibilité commerciale, on ne peut pas vivre longtemps.

mercredi, août 29, 2007

Jouer le jeu

Le blog de Jean Panin
(29/08)

Les SAP ont lancé une "université" d'été (je pense qu'on pourrait peut-être parler d'école plutôt) ayant pour titre "Jouer le jeu". De quoi s'agit-il exactement ?

Il ne s'agit pas "d'un" jeu tout d'abord mais bien "du" jeu. C'est à dire que les règles sont définies en dehors de leur bon vouloir. Mais pour accepter de s'y soumettre, de manière un peu condescendante, il faut tout de même y trouver quelque chose à gagner: il n'y a aucun altruisme là-derrière. De plus il s'agit de jouer et non de collaborer, c'est à dire que "donner le change" devrait suffire et il n'y aura pas grand investissement.
Nous sommes là en présence d'investisseurs justement et les mots choisis ont donc leur importance. Il y a, au minimum, derrière ce libellé une volonté d'arnaquer un tiers et un calcul de communication plus général. Je ne serai donc pas étonné d'entendre des points de vues nouveaux aboutir à des solutions anciennes, des témoignages de petites gens (ou considérées comme telles) rares dans ce genre d'organisation dans des cadres usés jusqu'à l'os depuis des lustres, des voix affichant un activisme irréprochable se faire entendre comme alibi et aboutir à des postures moralistes sans aucun fondement et peut-être à l'insoutenable approche civilisationnelle.
[...]
Peut-on encore faire confiance à ces Sociétés et Associations Privées qui ne savent pas en fait avoir d'approche sociétale en restant subordonnées à des pouvoirs disciplinaires dits régaliens, qui ne se projettent dans aucune association d'expérience en préférant toujours l'affrontement au consensus et qui ne sont privées que parce qu'elle se vendent à leurs actionnaires et non parce qu'elles gardent en elles les ressorts de leur identité ?

dimanche, août 26, 2007

Revue de presse du 26/08/2007

Gianluiggi
(25/08)
Marin Bernadotte: "Le discours de rentrée d'Amandine de Sienne était intéressant, il y aurait beaucoup à dire. Ce qui compte c'est de faire simplement un diagnostic objectif: la politique actuelle de notre président n'est une réussite que pour ses relations avec les médias, pour le reste rien n'a été entrepris, comme d'habitude. Croire en une rupture était tout bonnement une erreur."

Ilona Steiner: "Charles Tohon avait eu toute une argumentation pour en venir à l'idée de lobby juif. Il existe en effet des groupes de pression basés sur la religion, que celle-ci puisse être juive n'a rien de plus remarquable que pour les autres. Il existe des lobbies catholique et musulman plus ou moins puissants dans ce pays... ce n'est pas de notre faute si des gens se rassemblent justement autour de leur appartenance religieuse. Je n'ai donc pas réussi à détecter un véritable antisémitisme chez lui. En tous cas je ne me suis pas sentie visée."

Les Meilleurs
(26/08)
Marcel Georges a donc décidé de donner sa démission au président du FC Calais.
[...]
Déclarant lui-même que la situation était humiliante il n'a pas voulu revenir sur les débats nationaux qu'avait engendré sa demande de dérogation en vertu du plafonnement de l'âge des entraîneurs dans la charte éthique de la fédération. Pour autant nous rappelons que si notre bon président Alexandre Obrodje avait soutenu Marcel Georges c'était pour soutenir les valeurs du travail pas la personne en elle-même.
[...]
Finalement la question se pose: Marcel Georges est-il capable d'entraîner une autre équipe que celle du RC Bourges avec laquelle il passé quasiment toute sa carrière ? Il faut aussi ajouter que c'est un homme qui a toujours été discuté et les résultats qu'il a connu en club sont avant tout dus à une génération de footballeurs hors-norme qu'il a été sans doute été très chanceux de pouvoir rassembler.
[...]
C'est tout l'équipe des Meilleurs qui se joint pour souhaiter une bonne retraite à ce personnage truculent et haut en couleurs du football français, c'est toute une génération et toute une époque qui tire sa révérence aujourd'hui.

vendredi, août 24, 2007

Revue de presse du 21/08/2007

Gianluiggi
(21/08)
Marin Bernadotte: "Cette envie de tout ramener au paradigme industriel est étrange. La Révolution Industrielle est pourtant terminée... de vieux modèles dans de vieux esprits."

vendredi, juillet 27, 2007

Point Godwin

Le blog de Jean Panin
(Newsletter du 15/07)

Le "point Godwin" bien connu des blogueurs tient son nom de la loi émise par Mike Godwin, avocat américain, dans un cadre réthorique:
Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison avec les nazis ou avec Hitler s'approche de 1
Cette loi décrit tout d'abord le phénomène inflationniste des extrémismes des positions prises sur un média virtuel en l'absence de la régulation qui existe lors d'une interaction physique. Peut-être cette régulation vient du fait que dans une interaction physique l'inflation débouche sur de la violence physique alors que sur Internet ou par lettre interposée celle-ci reste symbolique, je ne saurais le dire.
Le deuxième point que cette loi met en relief c'est que cette inflation débouche sur des comparaisons non pertinentes entre des situations qui n'ont rien à voir ensemble et qui font appel notamment à des valeurs de rejet considérées comme universelles. L'observateur qui arrive à ce moment là, lorsque le point Godwin est atteint, sans avoir participé au phénomène d'inflation, pourra alors regretter que le sujet de départ de la discussion soit oublié. Il pourra alors parler de troll, surtout si en effet le point Godwin a été délibérément atteint afin de ne pas rentrer dans ce qui fait réellement débat (puisque le rejet des nazis est considéré comme universel ou en tous cas présenté comme tel dans une forme tautologique irréfutable).

Ce point Godwin est désormais parfaitement connu de la majorité des internautes. Cela est bien pratique car les trolls sont ainsi désignés, les détournements se font moins nombreux ou, disons, moins ennuyeux puisque l'inflation est rapidement dégonflée. Le confort de la participation sur internet est donc à nouveau présent surtout que des outils permettent aussi, et vous avez pu le constater ici-même sur mon blog, de filtrer les publicités et le spam.
Pour autant le point Godwin est désormais brandi à tour de bras par un nouveau genre de troll: celui qui ne veut pas non plus rentrer dans le débat et qui propose qu'on ne s'attache qu'à la forme du discours. Ainsi un article qui parle lui-même des nazis et de Hitler (pourquoi pas, il s'agit d'un sujet historique et touche particulièrement à des considérations métaphysiques, c'est à dire que le thème fait partie de la construction individuelle de plusieurs générations) attire des commentaires politiques dénoncés par certains comme des "points Godwin" pour désigner des trolls pour ne pas avoir à traiter du sujet qui à l'évidence les met en face d'interrogations personnelles qu'ils souhaiteraient évité.


J'ai eu dernièrement l'occasion de traiter du problème de la politique de l'information de notre gouvernement, de sa centralisation, de son contrôle et de sa surveillance. Le modèle qui se met en place, bien que privatisé dans une partie importante, peut se décrire de diverses manières. J'ai donc été accusé par certains d'entre vous d'avoir atteint le point de Godwin lorsque j'ai voulu démontrer dans mon article précédent des similitudes entre le système Obrodje et le soviétisme brejnevien. Certains ont cru même bon de montrer la vacance de mon argumentation en remplaçant les mots relatifs au soviétisme par des mots relatifs au nazisme sans se rendre compte de la non cohérence historique ainsi obtenue et qui n'était pas présente dans mon analyse de départ.
Ce qui est donc étonnant c'est qu'en revanche tout le monde semble s'accorder sur le bonapartisme apparent de notre président. La comparaison entre Napoléon III et Alexandre Obrodje a certains mérites sur certains aspects, mais ne peut être complete ni entièrement vraie, c'est à dire que ce n'est pas suffisant de s'arrêter à cela. Et en l'occurrence le traitement de l'information, mais je n'y reviendrai pas, est plutôt soviétique ou, si vous préférez car il y a plusieurs URSS, brejnevienne. Je vois personnellement dans l'insistance de la qualification de bonapartisme une sorte de sympathie franchouillarde et condescendante, peut-être nationaliste d'ailleurs, justement originaire des grands médias à la solde de l'oligarchie économique qui est en train de se construire. C'est à dire que cette manipulation, qui n'est peut-être pas à qualifier de propagandiste car elle n'est pas complètement construite vers un seul objectif, possède en elle-même une réfutation toute prête qui en fait ne sert qu'à continuer de la valoriser.

La vision industrielle, oligarchique, unipartiste, thésauriste, morale, planifiée, hiérarchique et conservatrice de notre président de la République sur l'information (de la pensée de celle-ci jusqu'à son écoute) me semble être proche du soviétisme même si, plus largement, au niveau de sa politique générale et de son rapport au citoyen cette comparaison ne tient plus. Il n'y a pas de mal en soit dans le soviétisme (comme le bonapartisme n'est pas sympathique): mon argumentation ne tient peut-être pas, mais en aucun cas il y aurait une polémique gratuite qui viserait à ne pas discuter des décisions gouvernementales.

lundi, juillet 16, 2007

Revue de presse du 13/07/2007

L'Efficace
(10/07)

Ghilaisne Reynolds, co-dirigeante de la DLR avec Marin Bernadotte, n'a pas été tendre avec les journalistes en leur reconnaissant une responsabilité à la situation difficile qu'ils sont en train de vivre.
Intérrogée sur l'affaire de la reprise mouvementée du journal L'Ambitieux elle a déclaré: "Nous sommes attentifs à ce qui se passe aujourd'hui dans la presse économique. Mais il me semble juste qu'à force de se positionner en tant qu'expert tout en soutenant la logique capitaliste française, toujours minimaliste et frileuse, on ne peut pas lutter contre elle lorsqu'on est soi-même en cause."
Appelée à se positionner par les interviewers de ce journal et à soutenir la liberté de la presse elle a même été plus loin encore en accusant "cette presse [d'être] suffisamment peu crédible aujourd'hui pour qu'on pousse à son anéantissement plutôt qu'à sa protection", provoquant l'ire de la plupart des journalistes présents.
[...]
Une fois un ordre précaire rétabli elle a voulu expliquer son point de vue en prenant l'exemple de la couverture méidatique des journaux spécialisés du débat actuel sur l'ouverture à la concurrence du secteur de la téléphonie mobile avec l'appel de candidature à la 4è licence 3G: "un expert soit-disant indépendant nous explique que «la culture française n'est pas favorable à un quatrième entrant» dans la téléphonie mobile de troisième génération. Quel est le journaliste qui a dénoncé ce positionnement anti-libéral flagrant et la malhonnêteté de l'argument ?".
[...]

L'amibitieux
(10/07)

Ghilaisne Reynolds, pourtant chargée des affaires économiques à Démocratie Libérale Révolutionnaire (petit parti de centre gauche connu pour son agressivité envers les médias et qui n'a pas été capable de présenter un candidat à la dernière élection présidentielle), s'en est prise violamment hier à notre journal en particulier pourtant déjà bien en difficulté: "Les professionnels des médias récoltent aujourd'hui ce qu'ils ont semé hier, tant ils ont participé à ce mic-mac idéologique en croyant atteindre le statut d'élite dirigeante. Nous ne pouvons pas, en l'état actuel des choses, soutenir les journalistes ; et je rappelle, mais j'imagine que ces propos seront censurés, que depuis des années nous les invitons à participer à des commissions de réflexion."
Nous tenons tout d'abord à dire que nous ne permettrons pas aux politiques de remettre en cause notre travail et notre indépendance même si la conjoncture actuelle, de caractère bien entendu accidentel, n'est pas favorable. De plus nous tenons à démontrer que nous ne pratiquons aucune censure même envers des personnes qui ne connaissent pas les dossiers sur lesquels elles s'expriment et avec qui il semble inutile de débattre par ailleurs.
Cette attaque en règle de notre métier avait d'ailleurs lieu tandis que l'ancienne directrice de la SNCF était invitée à s'exprimer sur l'état actuel de la gauche et de l'opposition, sujets qui n'avaient donc aucun rapport avec nous. Maniant une mauvaise foi évidente et un certain flou artistique idéologique étonnant, rappelant selon certains les imprécisions de la campagne d'Amandine de Sienne, elle s'est vue conspuée par l'ensemble de la profession et l'entretien a finalement tourné court.


L'espoir fatal
(11/07)

Ghilaisne Reynolds ne se fera pas d'amis ni chez les journalistes ni chez les politiques cet été.
Interrogée sur les positionnements des divers partis de gauche, la co-fondatrice de la DLR qui veut incarner l'archétype du parti centriste a tiré à boulets rouge sur tout ceux qui selon elle voulaient manipuler l'opinion publique en perturbant à dessein les lignes politiques.
Nommant "le président de la République Alexandre Obrodje" lui-même mais aussi "Philippe Attrée qui veut reprendre la main au Parti Electoral, Francine Mendel qui transforme la SAP en lobbie et en plateforme de pots-de-vin et Jean Biancci complètement manipulé et rêvant encore à l'empire soviétique" en les accusant de mélanger publiquement de grandes notions philosophiques en ayant pour objectif de "construire l'aliénation du peuple pour monopoliser l'ensemble des pouvoirs".
Réagissant au porte-parole du PE à l'assemblée nationale lundi dernier qui disait "On ne peut pas faire rêver en parlant des drapeaux tricolores et de la Marseillaise" pour mieux accuser Amandine de Sienne, amie personnelle de la dirigeante de la DLR, au sein même de son parti, elle a ironisé sur les connaissances historiques du député du Nord: "Ainsi la révolution de 1789 aurait été pensée par de dangereux fascistes et peut-être même que le bon roi Louis XVI était marxiste... Ce type de déclarations me semble très ennuyeux mais pire, elles émanent de personnes qui manifestement ne veulent pas servir la collectivité."
[...]
Elle a voulu aussi rappeler qu'"en tant que parti d'extrême centre nous sommes obligés d'expliquer notre position médiante: Liberté, Egalité, Fraternité sont trois valeurs indiscutablement référencées à gauche et Propriété, Mérite, Respect sont les trois valeurs que la droite leur oppose".
Rappelons que la DLR s'était auparavant exprimé pour faire reconnaître au moins trois autres clivages d'égale importance: haut-bas, dedans-dehors, spin positif-négatif [...]
La DLR qui se positionne donc relativement à ces clivages comme un parti du haut veut apparaître comme arbitre et pédagogue sur les notions de gauche et de droite: "Nous voyons d'un très mauvais oeil les tentatives de manipulation des uns comme des autres qui visent en réalité à déposséder les citoyens des débats qui les concernent" a ainsi martelé Ghilaisne Reynolds.
[...]
Peu après la rencontre avec la presse a pris un tout autre visage lorsque les journalistes du journal L'Ambitieux ont voulu obtenir un soutien de la part de l'ex-candidate aux législatives à Bordeaux lorsque contre toute attente elle a préféré continuer d'accuser encore.

samedi, juin 23, 2007

Concurrence libre et sans distorsion

(Rapides réflexions personnelles)
Qu'est-ce donc que cet ensemble de mots dont on entend parler au sujet d'un "Traité simplifié" ?

La concurrence c'est lorsque plusieurs personnes ayant des objectifs voisins essayent de parvenir à les atteindre sans que l'autre puisse l'en empêcher. "Libre et sans distorsion" sous-entend que ceux qui en ont le pouvoir doivent mettre des règles équitables pour tous les concurrents au commencement de la concurrence (ce qui pose problème pour des concurrents qui vieindraient au milieu, il y aurait arbitrage mais les principes sont là) et que par la suite il faut garantir qu'aucun ne sera avantagé et que les règles ne fluctueront pas une fois la concurrence démarrée. Ici encore un arbitrage est nécessaire pour ceux qui arrivent en cours de compétition, selon les règles définies (par exemple s'il y a eu des arbitrages pour les concurrents précédents, en rapport à des aides, des tricheries, des ajustements... il est nécessaire de les prendre en compte pour le nouvele arrivant) puisque la concurrence doit pouvoir être libre c'est à dire que le concurrent déjà présent ne doit pas pouvoir empêcher l'arrivée d'un nouveau concurrent.

En fait derrière cette liberté mise en avant dans tous les mots qui définissent ce concept il y a celui d'égalité. Certes la concurrence est aussi mise en avant mais cela ne veut pas dire que d'autres valeurs puissent être favoriser par ailleurs. La liberté n'empêche pas la prise en compte de lois, au contraire, et la concurrence se joue toujours dans un milieu plus large englobant une société cohérente et donc collaboratrice. Si en soit "la concurrence libre et sans distorsion" ne suffit pas elle est pourtant tout à fait nécessaire par exemple à l'école (où les enfants doivent être traités de la même façon), dans la recherche d'un travail... La concurrence ne peut pas être niée non plus puisque l'homme n'y a pas une place a priori et que le groupe doit le reconnaître.

Bien entendu il y a de nombreuses raisons d'être très méfiant vis à vis de ces termes puisqu'ils sont sans arrêts répétés lors d'injustices flagrantes ne mettant justement pas en scène cette liberté-égalité. Dans le secteur de la téléphonie mobile il y a eu de très grands abus par exemple, et pas toujours par le fait d'un Etat un peu mou mais souvent des concurrents eux-mêmes qui se retrouvent à édicter des règles: la liberté n'est plus garantie et la distorsion est bien présente. La revente d'entreprises nationales (Airbus, sans revenir sur l'historique et un montage particulier, ou d'autres) au secteur privé à des prix anormalement bas représente aussi une distorsion puisque les conditions de départ ne sont pas équitables et c'est la concurrence future qui est niée ici.

Il est donc important de lire dans une déclaration libérale les principes d'égalité qu'il y a derrière et de comprendre que ce qui gène les humanistes, c'est à dire ceux qui veulent mettre l'homme au centre de la Cité, c'est le capitalisme comme recherche d'accumulation de capital. On y voit aussi la présence obligatoire d'une autorité sans laquelle la liberté produit les causes de sa disparition.

mercredi, juin 20, 2007

Revue de presse du 19/06/2007

Mécénat International
Ghislaine Reynolds

Les artistes, ceux qui sont en amont de la production de nouveaux repères culturels, ne sont que très peu touchés par la révolution de l'information. Je pense qu'il faut être tout à fait clair par rapport à ça. C'est à dire que le mécénat, la subvention tournent à plein régime dans ces milieux et même si cela n'est pas forcément l'idéal il me semble que cette organisation originale est vieille comme le monde et a prouvé une certaine efficacité.
[...]
Le problème des droits d'auteurs, dans le milieu de la production et la diffusion de produits non pas culturels mais simplement intangibles se pose donc de manière toute autre. [...] Je pense qu'en l'occurrence on y voit poindre les limites de la volonté d'imposer un modèle industriel à une activité qui reste du service. Ces "industries" doivent donc rapidement se réformer [...] et retrouver leur métier avant de se tourner vers l'Etat qui dans ce genre de métier possède son propre fonctionnement [...] très efficace par ailleurs mais qui ne fonctionnerait pas du tout pour une entreprise à but lucratif. Et on peut s'interroger sur ce recours systématique à l'Etat de notre capitalisme national faisant de l'assistanat la règle ici aussi.

Gianluiggi
(18/06)
Gianni Ali Farrouche s'est exprimé depuis Jérusalem sur la crise palestinienne actuelle: "Il est urgent d'agir en Palestine: il faut frapper fort, vite et loin. En effet la construction d'un monde collectif est toujours touché par la lassitude lorsque les objectifs restent longtemps les mêmes sans que des actions ne soient véritablement visibles."
Participant à une réunion internationale organisée par l'ONG Paix Demain et Après il a parlé d'avancées significatives dans les manières d'aborder une situation très particulière mais pouvant trouver des solution. Pointant l'inactivité des instances internationales et le besoin à passer la vitesse supérieur: "Le dernier plan de paix, qui commence à dater, n'a pas été complètement respecté ; peu importe car il est clair qu'il faut en faire un nouveau qui aille peut-être dans une direction plus actuelle mais je serais porté à croire qu'il faudrait surtout être encore plus ambitieux."
Interrogé enfin sur son discours semblant ne pas coïncider réellement avec l'état d'esprit des palestiniens il a tenu à contredire les pessimistes: "Les peuples comprennent l'ambition quand il s'agit de mieux vivre très concrètement."

Journal de la Cité
Violetta Vespoli
Mis à part le problème de la langue, qui prend une ampleur particulière en France où elle a été une arme, rien n'empêche un rapprochement des peuples en Europe. Les Citoyens se lassent forcément de voir que les technocrates préfèrent gérer sans trop se creuser la tête pour avoir un consentement de leur part, il serait temps de montrer à nouveau que l'Europe peut représenter un projet séduisant. Comme les Nations elles-même sont en train de s'orienter vers une disparition pour laisser place à des sortes de communautés éthérées le "vivre-ensemble" semble perdre de la pertinence aux yeux de certains qui s'orientent alors vers des chefs qui pourront les protéger des autres plutôt que les y intégrer.
Mais tout cela n'est que détails, avançons, travaillons à expliquer la complexité du tissage social qui est en chacun de nous plutôt que de faire croire qu'une simplification, un pragmatisme (ou "bon sens" qui veut dire aussi "le sens qui est le miens, les autres sont des idiots") supérieur et presque d'ordre divin, est possible sur ce genre de questions. Il faut construire encore et encore, comme Sisyphe après avoir voulu vivre éternellement et ne pas laisser sa place à d'autres générations, faisant fi de l'interdépendance de l'Homme, un espace d'existence collective et pour cela il faut proposer un projet suffisamment ambitieux pour emporter l'enthousiasme. Certes l'ambiance générale est plutôt au désespoir et le divertissement proposé partout se transforme en cynisme des plus pervers, mais préférons une action réfléchie pouvant redresser cet état maladif de nos société plutôt qu'une implosion ou des retour à un référentiel monothéiste régulateur mais des plus archaïques.

lundi, juin 11, 2007

La cohabitation

Nous avons depuis quelques semaines un nouveau président de la République et des élections législatives battent leur plein. Certes refaire des choix ressemblants lors des élections présidentielles et législatives est tout à fait compréhensible. Pour autant elles ne sont pas identiques et un vote différent ne serait pas paradoxal non plus contrairement à ce que beaucoup essayent de nous faire croire.

Tout d'abord on peut noter que les rôles d'un gouvernement et d'une assemblée nationale ne sont théoriquement pas les mêmes, tout comme le président de la République n'est pas nécessairement le gouvernement à lui tout seul. Même si la confusion des genres actuelle et le confort d'un exercice sans contre-pouvoir peuvent laisser croire le contraire il reste qu'un pouvoir sans négociation manque très souvent d'efficacité dans la réalité plusieurs fois partagée par les citoyens. Peu importe en l'occurrence de donner ou non le temps aux personnes qui sont sensées nous représenter: nous savons déjà que la déception sera au rendez-vous (même si l'approche médiatique semble vouloir empêcher l'acuité du citoyen pour qu'il puisse y exercer sa liberté et la souveraineté de sa Raison) et que le dysfonctionnement n'a pas à être caché.

La bipolarisation est niée par les logiques partisanes (on peut d'ailleurs reconnaître la manipulation de de Gaulle et sa logique non partisane plus médiatique que fonctionnelle), la séparation des pouvoirs explose avec l'accord des citoyens qui ne votent plus qu'une seule fois et la rhétorique publique ne s'articule plus qu'autour du chantage.

Dans ces circonstances il me semble important de dire que non la cohabitation n'est pas un fonctionnement anormal d'une démocratie. Car elle est de ce monde et qu'il s'agit même de la raison d'être d'une Nation ou les gens cohabitent (s'il faut qu'une Nation ait une identité bien sûr, mais je crois juste de demander à ceux qui ne veulent pas de Nation d'arrêter de nous faire croire justement le contraire), et qu'un représentant n'a pas pour mandat de pouvoir juste travailler tranquillement comme il en a envie mais qu'au contraire il est de son devoir de respecter cet état de fait que la Cité est polymorphe.
On pourra d'ailleurs arguer de la faible participation à ces élections que définitivement non les citoyens ne se sentent pas dans une situation de souveraineté. Certes l'abstention avait reculé lors des présidentielles mais il s'agissait peut-être plutôt d'une assimilation du fait qu'une autre personne devait décider de notre condition plutôt que nous-mêmes. Choisir un chef et lui donner tout pouvoir est en réalité une démission. Une démission générale où la vie de la Cité est laissée à l'abandon (et nous avons vu précédemment que notre président avait déjà démissionné lorsqu'il n'était encore que ministre de l'intérieur), le Travail devient un labeur, une taxation et un territoire, où l'Intime est pragmatique et où le Privé s'articule autour de la gestion du patrimoine et la consommation de biens.

La cohabitation, dans ce cadre en tout cas, ne peut donc pas être cette situation qu'il faudrait éviter à tout prix. Elle ré instaure au contraire mécaniquement la négociation de la réalité par son expression à la tête de l'Etat et même si la démocratie n'est pas forcément respectée elle n'est pas abattue comme aujourd'hui. Qu'à cela ne tienne: peut-être la démocratie (ou au moins sa motivation) était-elle un accident de l'Histoire et qu'il faudra attendre que l'humanité soit exterminée par une espèce externe ou par une mutation interne, mais toujours est-il que la paix en tous cas ne pourra pas durer ni longtemps ni jusque là hélas et c'est ça qui est le plus dommageable à ce constat.

lundi, juin 04, 2007

La politique ne s'arrête pas

Oui certains courent, et courent toujours, en rond puisque c'est du jogging, sans entraîner un seul mécanisme même pas une petite dynamo pour me permettre d'avoir internet. Alors je me tais et regarde passer les trains et les présidents.

A bientôt dès que je retrouve une connexion !

vendredi, mai 04, 2007

Les dix points qui ne seront pas abordés

Mécénat International
Ghislaine Reynolds

La campagne électorale se termine aujourd'hui et un grand nombre de français sont inquiets des résultats du scrutin dimanche et plus encore de la politique réelle qui sera suivie par le vainqueur. Si la majorité législative ne sera pas encore connue nous aurons assez vite des signes sur la manière de gouverner de notre président aussi bien à l'intérieur qu'à l'international, des échéances arrivant très rapidement.

Pour autant voici les 10 points d'orientation incontournables de toute politique moderne qui ne seront pas abordés par le prochain gouvernement quel qu'il soit:
  1. L'identité nationale doit être assurée. Nous sommes aujourd'hui devant un échec de l'Etat-Civil comme seul garant de l'identité. Si certains politiques parlent d'immigration comme problématique connexe c'est qu'il ne voient pas la déshumanisation qui frappe les demandeurs d'emploi, les personnes à l'écart des échanges culturels et dans une dimension insoutenable les SDF. La carte d'identité, les numéros d'immatriculation à la sécurité sociale ou d'imposition, l'adresse postale ne suffisent plus être partie prenante dans la société.
  2. L'industrialisation du travail se généralise aux professions intellectuelles et d'encadrement. Il est urgent de repenser les modèles d'adaptation des moyens de production à l'homme, comme le toyotisme, au regard de cette nouvelle donne. Le déplaisir ressenti au travail est un paradoxe, d'autant plus qu'il est relatif à notre existence.
  3. Le travail comme devoir et le statut de l'inactif: il est impossible de toucher un revenu ou de dépendre de financements importants sans contribuer à la production de richesses. Les chômeurs bénéficiant d'aides doivent travailler à mi-temps dans des services publiques en complément de leur recherche de travail. Les étudiants et les retraités doivent être intégrés à des missions d'intérêt publique attendu que les périodes d'étude et de retraite sont de plus en plus longues. Enfin l'indépendance des citoyens ne peut être remise en cause en raison de leur statut d'inactif, de ce fait la politique familiale de solidarité ou de santé ne peut pas répondre à bon nombre de problématiques.
  4. La mission de publicité: les médias doivent rendre publique la vie de la Cité. Pour cela une mission doit être définie qui pourra alors déboucher sur un mandat et une institution démocratique en permettant l'exercice et son indépendance.
  5. La sortie de la féodalité économique: démocratisation en entreprise empêchant un interventionnisme incongru du capital dans le management, prise en compte de la redistribution des coûts avec au besoin une fin de garantie des missions régaliennes de l'Etat dans certaines entreprises peu coopératives. Enfin dans les entreprises en voie de pérennisation, lorsque l'activité commerciale est très difficile à anticiper et que la flexibilité est obligatoire le travailleur se trouve lui aussi dans une prise de risque majeur malgré l'absence de mise en jeu de capital financier (dans une situation d'insécurité professionnelle généralisée on pourrait parler de capital-travail tant il peut être dur de trouver un nouvel emploi). Cette prise de risque doit être prise en compte avec un statut d'associé.
  6. La facilitation de l'investissement pour le particulier et l'entreprise. L'action administrative doit être simplifiée jusqu'à devenir quasiment inexistante, la défiscalisation doit être majeur. L'investissement peut se présenter sous plusieurs formes et doit donc bénéficier d'outils de mesure puissants et légers.
  7. Le suivi international du droit du travail et des accords sociaux pour les entreprises françaises. Demain un travailleur d'une entreprise française dans un autre pays doit être traité exactement comme un travailleur français selon des critères français et ce dans tous les domaines.
  8. La déclaration d'indépendance de l'Europe: une fois libérée des pays à qui elle doit aujourd'hui rendre des comptes elle choisira nécessairement la voix de la démocratie pour des raisons d'efficacité, l'articulation avec les politiques nationales se faisant à un niveau national il n'y aura pas de problème de cohérence.
  9. La mise en place de l'OIC au niveau international pour sortir de la seule logique de compétition entre les peuples et dont on connaît les conséquences en terme de progrès social et de guerre.
  10. L'indépendance aux intermédiaires de distribution avec une reprise des cadres légaux. On la voit émerger notamment avec la généralisation de l'Internet qui doit être accessible par tous désormais mais aussi avec le commerce équitable qui doit être généralisé pour redonner aux forces de production leur rôle moteur (de plus en plus ce sont les grands distributeurs qui fixent les prix par exemple), la favorisation des échanges de produits intangibles lorsque le modèle industriel est difficile à importer et impossible à imposer au client, la possibilité de financements inter-particuliers puisque aujourd'hui les banques sont tournées dans le B2B.

mardi, mai 01, 2007

Revue de presse du 01/05/2007

Gianluiggi
(15h)
Marin Bernadotte, anciennement candidat aux présidentielles pour la DRL avant de décider de se désister, a tenu à s'adresser aux électeurs de droite en faveur d'Amandine de Sienne: "J'ai connu de nombreux élus de droite, comme d'électeurs et je comprends leur ennivrement à écouter Alexandre Obrodje. Mais il faut qu'ils comprennent qu'il n'est plus l'heure de fantasmer."
Puis critiquant la personnalisation du discours du candidat de droite il s'est voulu rassurant: "Je sais bien qu'Alexandre Obrodje voudrait vous le faire croire mais si il n'accède pas au pouvoir, comme tout le monde le souhaite au fond, ce n'est pas vous qui perdrez. Il n'y aura pas à être triste ou blessé personnellement. Dans une démocratie retrouvée et réorganisée avec Amandine de Sienne vous pourrez vous faire entendre aux législatives tandis que là je voudrais vous dire qu'Obrodje traverse les clivages en étant le candidat de personne."
(16h)
Gianni Ali Farouche défilant à Toulouse cet après-midi pendant les manifestations du 1er mai: "Je m'inquiète de ce que serait son ministère de l'identité française, je crois qu'il s'agirait en fait d'une organisation de la propagande, ayant charge de modeler l'Histoire et de véhiculer des valeurs qui ne sont celles de personne de sain. Cet homme me fait parfois très peur lorsqu'il joue avec des allumettes trouvées dans les vieux paquets que l'on connaît."

Le blog de Jean Panin
J'ai entendu Alexandre Obrodje ce matin tenir des propos très étranges. Je crois que cet homme confond complètement son destin personnel et celui d'un pays dont la vie politique s'architecture sans lui aujourd'hui comme demain qu'il gagne ou qu'il perde.
Se mettre en danger psychologiquement de la sorte ne me semble pas être une bonne chose et je voudrais lui dire qu'il peut exister lui aussi par-delà cette admirable ambition qui est celle de se donner pour son pays. Ce qui arrive n'est pas une élection pour désigner la personne la plus sympathique ou la plus aimable: il ne s'agit pas d'une élection de popularité désignant le roi de la soirée, ni même de celle d'un délégué de classe au collège. Je demande à Alexandre Obrodje, car je respectais l'adulte et l'homme politique, ainsi qu'à tous ses acolytes présents qui semblent entraînés dans une sorte de transe inquiétante, de retrouver la raison et d'agir en homme d'Etat. Je crois qu'une bonne partie de mes collègues députés refuseront, y compris dans leur camp, de travailler avec de tels énergumènes si ils sont incapables de se maîtriser.